La galerie au-dessus du Cher : soixante mètres, dix-huit fenêtres, deux portes
Soixante mètres, six de large, dix-huit fenêtres
Ce sont les chiffres de l’exploitant, tirés du dépliant imprimé fourni avec le billet. Une seule pièce, un mur de fenêtres de chaque côté et le Cher qui coule en dessous. Rien d’autre dans la Loire n’est construit ainsi, et c’est la raison pour laquelle l’entrée standard à dix-neuf euros se justifie avant même d’avoir vu une autre pièce.
Construite en 1576, inaugurée en 1577
Catherine de Médicis a fait ériger la galerie sur le pont de Diane et l’a ouverte l’année suivante, une cinquantaine d’années après la construction de la demeure elle-même. C’est la datation de l’exploitant, tirée du dépliant remis avec chaque billet.
Le pont est venu en premier, et il était celui de Diane
Diane de Poitiers a pris possession officielle de Chenonceau en 1555 et a chargé Philibert de l’Orme de construire un pont en arc reliant la demeure à l’autre rive du Cher, durant la seconde moitié des années 1550. À partir de ce moment, le bâtiment avait un pied sur chaque rive, et tout ce qui le rend célèbre découle de cette seule décision.
Puis Henri II mourut en 1559 et Catherine de Médicis força Diane à échanger Chenonceau contre Chaumont. Ce que Catherine a construit, elle l’a bâti sur le pont de Diane. La pièce la plus célèbre de la Loire est la galerie d’une femme sur les fondations d’une autre, et cette rivalité en est la structure porteuse. Chacune a sa propre page : Diane et Catherine.

Et puis la guerre
Voici le texte exact du dépliant de l’exploitant :
« Le Cher matérialisait la ligne de démarcation. L’entrée du château se trouvait en zone occupée (rive droite). La porte sud de la galerie donnait accès à la rive gauche, permettant à la Résistance de faire passer de nombreuses personnes en zone libre. »
Lisez-le deux fois. L’entrée se trouvait en France occupée. La porte sud était en zone libre. Entre les deux : soixante mètres de plancher Renaissance, dix-huit fenêtres et une rivière.
Un bâtiment qui est un pont est devenu un poste frontière. Ce n’est pas une légende accolée à une belle pièce. C’est publié par la famille propriétaire des lieux, dans le dépliant remis à chaque visiteur avec son billet. C’est la raison pour laquelle ce site existe, et c’est pourquoi aucune des photos qu’il contient n’est légendée comme cette galerie.
Ce fut la deuxième fois que la pièce fut mise à contribution. Pendant la Première Guerre mondiale, elle abritait un hôpital militaire, et 2 254 soldats blessés y furent soignés jusqu’au 31 décembre 1918. Les années de guerre contient les deux histoires en intégralité.
S’y tenir
La galerie arrive tard dans le parcours de l’exploitant, après la Bibliothèque et avant l’escalier menant aux cuisines situées dans les piles en contrebas. Des fenêtres sur les deux longs côtés, de l’eau en dessous dans les deux directions. Personne ne la traverse sans s’arrêter à mi-chemin. Le milieu de la pièce est le milieu de la rivière, et pendant un temps, le milieu de la rivière fut la frontière d’un pays.
Regardez en bas, puis regardez en haut. Les cuisines se trouvent dans les piles qui soutiennent ce niveau — la page des cuisines — ainsi, les deux pièces les plus insolites du bâtiment ne forment qu’une seule structure, vue depuis des extrémités opposées.
Lire la suite
- L’hôpital, et la ligne de démarcation.
- L’ensemble de la construction, de 1513 à 1577.
- Où la galerie se situe sur l’itinéraire.
- Les six femmes qui l’ont construite et préservée.
Questions fréquemment posées
Quelle est la longueur de la galerie de Chenonceau ?
60 mètres de long et 6 mètres de large, avec dix-huit fenêtres, selon le propre dépliant de l’exploitant — celui remis avec le billet.
Pourquoi le château est-il construit au-dessus d’une rivière ?
Parce que Diane de Poitiers a commandé un pont de la maison à l’autre rive du Cher dans les années 1550, et que Catherine de Médicis a ensuite fait construire une galerie au-dessus, achevée en 1576 et inaugurée en 1577.
Chenonceau a-t-il servi à fuir la France occupée ?
Le dépliant de l’exploitant indique que le Cher matérialisait la ligne de démarcation, que l’entrée du château se trouvait en zone occupée sur la rive droite, et que la porte sud de la galerie donnait accès à la rive gauche, permettant à la Résistance de faire passer de nombreuses personnes en territoire libre.